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Les musées littéraires

Au 1e janvier 2021 la Réunion des Musées Métropolitains s’agrandit, passant de 8 à 11 musées. La maison natale de Pierre Corneille, près de la place du Vieux-Marché à Rouen, le Pavillon de Flaubert à Croisset-Canteleu et le musée Flaubert et d’Histoire de la médecine, rue de Lecat, vont rejoindre la RMM, constituant ainsi, avec le musée Corneille de Petit-Couronne, son pôle littéraire.

 

Avec l’intégration de ces trois musées au sein de la Réunion des Musées Métropolitains, le moment est venu de penser le temps long de ces musées littéraires, non comme une simple juxtaposition, mais bien comme un assemblage mobilisant les compétences de la Métropole Rouen Normandie, développant des réseaux d’experts et encourageant les synergies, afin de renforcer l’identité littéraire de Rouen et de son agglomération. Et de s’inscrire ainsi résolument dans la perspective de la candidature de Rouen au titre de Capitale Européenne de la Culture en 2028.

Le pôle littéraire vient compléter les différents pôles déjà présents au sein de la RMM comme le pôle des Beaux-Arts avec le musée des Beaux-Arts, le musée de la céramique et le musée Le Secq des Tournelles ou encore le pôle sciences et histoire composé des Musées Beauvoisines et pour finir le pôle Arts et industrie composé de la Fabrique des Savoirs et du musée de la Corderie Vallois.

 

Le Pavillon de Flaubert

Croisset

 

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Situé sur les rives de la Seine, le Pavillon de Croisset est tout ce qui subsiste de la propriété où a vécu Gustave Flaubert. Durant l’été 1844, la famille s’installe dans cette bâtisse datant du XVIIe siècle qui était leur maison de campagne. Gustave Flaubert choisit pour sa part d’y demeurer avec sa mère et sa nièce, la jeune Caroline, à la mort de son père en 1846. C’est ici, à l’écart de Rouen, qu’il écrit Madame Bovary, Salammbô, L’Éducation sentimentale, Bouvard et Pécuchet… Il y reçoit des amis proches, comme par exemple Louis Bouilhet, auxquels il lit ses œuvres. Des écrivains fréquentés à Paris y séjournent, à l’image de Maxime Du Camp, des frères Goncourt, de George Sand ou d’Ivan Tourgueniev. Au décès de sa mère en 1872, la propriété revient à sa petite-fille, Caroline, à la condition expresse que Flaubert puisse continuer à y vivre. Flaubert meurt à Croisset le 8 mai 1880, alors qu’il travaille sur Bouvard et Pécuchet. La maison principale sera vendue en 1882, avant d’être détruite.

Le Pavillon est racheté, puis donné en 1906 à la Ville de Rouen et transformé en musée. Il renferme aujourd’hui quelques souvenirs intimes liés à l’écrivain. Il fait actuellement l’objet de travaux entrepris par la Ville de Rouen et qui seront poursuivis début 2021, avant de pouvoir le réouvrir au public.

  • Entrée : 18, quai Gustave-Flaubert à Dieppedalle-Croisset, Canteleu
  • Février, mars, avril, octobre, novembre : ouvert sur réservation du mardi au samedi de 9h à 12h
  • Mai, juin, juillet, septembre : ouvert le samedi et dimanche de 14h à 18h et sur réservation du mardi au samedi de 9h à 12h
  • Juillet, août : ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 18h
  • Téléphone : 02 76 30 39 88

 

Le musée Flaubert et d’Histoire de la médecine 

Rue de Lecat à Rouen

 

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Créé en 1901 par des médecins et des pharmaciens, sa vocation initiale est celle d’un musée historique destiné aux étudiants et au corps médical. Il s’installe d’ailleurs dans la bibliothèque de l’École de médecine – un bâtiment du site Beauvoisine. Grâce aux dons et achats, les collections s’enrichissent toutefois si vite que les locaux de l’École de médecine s’avèrent trop exigus pour les accueillir. Elles sont transférées à l’Hôtel-Dieu vers 1910, mais ce n’est qu’en 1947 que le musée Flaubert et d’Histoire de la médecine, passé sous l’égide des hôpitaux de Rouen, s’installe dans la maison même des Flaubert.

Le musée présente un ensemble de portraits de famille, des lettres autographes, des éditions rares ou illustrées – dont un exemplaire de Salammbô, dédicacé à l’avocat rouennais Jules Senard, qui défendit Gustave Flaubert lors du procès intenté alors au jeune romancier pour Madame Bovary. Réparties dans onze salles, les collections recèlent enfin de véritables curiosités qui raviront petits et grands, parmi lesquelles un lit de malades à six places, un perchoir à sangsues, un mannequin d’accouchement du XVIIIe siècle… Une richesse et une variété qui permettent également aux visiteurs de se familiariser avec l’environnement et les progrès de la médecine

Découvrez la visite virtuelle ci-dessous ! 

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  • Entrée : 51, rue de Lecat à Rouen
  • Ouvert du mardi au dimanche de 14h00 à 18h00
  • Sur réservation du mardi au vendredi de 9h à 12h
  • Téléphone : 02 76 30 39 90

 

La maison natale de Pierre Corneille

Rue de la Pie à Rouen

 

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C’est dans cette maison, située rue de la Pie, qu’est né, le 6 juin 1606, l’auteur du Cid. Il y vécut près d’un demi-siècle. Acquise par son grand-père en 1584, cette maison familiale se composait de deux logis contigus, dont les deux frères, Pierre et Thomas, héritèrent à la mort de leur père en 1639. Le jardin intérieur et la « grande maison » ont aujourd’hui disparu. Pierre Corneille revendit, quelques mois avant son décès à Paris en 1683, la « petite maison » que nous visitons aujourd’hui.

L’intégration de cette maison d’écrivain complète celle de la Maison des Champs de Pierre Corneille, située à Petit-Couronne, en 2016. La maison natale de Pierre Corneille s’affirme ainsi pleinement comme lieu de mémoire d’un écrivain mondialement célèbre, au cœur de Rouen et de sa Métropole.

  • Entrée : 4, rue de la Pie à Rouen
  • Ouvert du mardi au dimanche de 14h00 à 18h00
  • Sur réservation du mardi au vendredi de 9h à 12h